Bientôt 5 ans…

Cela fait un peu cliché je sais mais le temps passe bien trop vite. Déjà 5 ans.

5 ans de mes deux crapules, un tas d’étapes, de challenges, des coups de mou, des succès, des fous rires, des cris, des pleurs, des crises, des accidents, du bonheur, des chamailleries, des instants volés, peu de tête à tête mais une équipe soudée, de la jalousie, la fin de la sieste, des conversations d’adultes, un « s »eveux sur la langue, des bouderies, des trottinettes de grands à deux roues…

Je pourrais faire une longue liste…

J’oscille entre nostalgie de mes bébés et bonheur de pouvoir profiter d’une certaine liberté désormais. Nous pouvons sur des coups de tête aller au restaurant, partir la journée, veiller, prendre le train sans saouler tout le wagon, marcher dans tout Paris, partir en weekend tous les trois, aller diner au restaurant de papa le samedi soir comme des grands.

Est-ce égoïste de ma part ? Peut-être que ce qui me manque surtout c’est de moins ressentir leur dépendance, de devoir demander des câlins, de moins les avoir avec moi. J’aimais tant leurs pas hésitants au début de la marche, leur coupe de cheveux à la Mireille Mathieu ou leurs bouclettes, la découverte des mots et des sons, les mains potelées, leurs premières découvertes.

Mais chaque étape est un bonheur. Leur logique si différente de la notre et leurs conversations : je crois que c’est ce que je préfère en ce moment. Mes deux petites personnes d’amour, mon équipe !

Le lien se resserre

Dès ma grossesse je me suis posée la question: comment mes jumeaux seront vis à vis l’un de l’autre ? Y aura t il un lien particulier ? Une façon de se comporter différente d’un frère et d’une sœur « classiques » ?

Je me dis que les débuts ont été faussés et je me demande encore aujourd’hui si cela a eu un impact particulier. Effectivement mes grognons ne se sont pas retrouvés à la naissance puisqu’ils ont été séparés pendant un mois du coup pas de symbiose particulière à la naissance et encore moins par la suite. Je les mettais souvent ensemble pour dormir ou à côté mais à part se griffer ou se donner des coups pour finir avec un doigt dans l’œil de sa sœur ou bien un doigt dans le nez de son frère il n’y avait clairement aucune interaction !

Après il y a eu le mode « je copie » mais toujours avec une évolution en parallèle. Ils ont chacun fait les mêmes phases mais en décalé. Ce qui nous permettait de savoir à quoi nous attendre pour l’autre…

Puis ils ont commencé à s’observer du coin de l’œil et à épier nos réactions pour voir si c’était une bonne idée de faire pareil ou s’il valait mieux s’abstenir. Testeuse en chef : ma fille. Suiveur en herbe : mon fils. Je pense que le côté cascadeuse et aventureuse de ma fille a plutôt pousser mon grognon peureux à se surpasser et cela a du probablement accélérer certaines phases pour lui.

Et maintenant enfin se développe une grande complicité, cela a commencé à partir de 18 mois je dirais.

Ils se font des blagues, ils jouent le jeu pour faire plaisir et faire rire l’autre. Ils font les bêtises ensemble et font front à deux. Ils se rassurent en regardant toujours du coin de l’œil si l’autre est là. Ils se cherchent et font semblant de se battre. Ils s’apportent mutuellement les doudous et les tétines.

Le seul mauvais côté c’est qu’ils ont besoin d’avoir la même place et exactement les mêmes attentions de notre part. Cas classique : le soir à la crèche si j’ai le malheur d’embrasser et de prendre dans mes bras grognon 1 mais pas l’autre immédiatement : catastrophe, scène, colère, roulade au sol, larmes de crocodiles. Je pense que c’est une façon de s’affirmer. J’espère ! Je leur explique que je n’ai que 2 bras et je fais le maximum pour prendre les deux en même temps. Je me dis que c’est une nouvelle phase qui va évoluer comme toutes les autres 🙂

Et en attendant je me délecte de ces nouveaux moments de complicité, leurs fous rires, leurs deux petits doigts tendus vers moi en disant « non non non » qui me permet toujours très difficilement de garder mon sérieux !

J’ai osé :)

IMG_2036Je me disais que ce n’est plus de mon grand âge 😉 même si plus jeune j’étais assez fan de petites baskets. Mais étant obligée de courir tous les jours avec ma poussette de 20 kg ou après les grognons j’ai osé !

Et voilà mes nouvelles amies : mes Nike Air Max. J’ai fait soft au niveau de la couleur, du coup ça passe assez facilement. Et surtout qu’est-ce que c’est confortable !!!! Bon pour le coté féminin et sexy on repassera mais on va dire que c’est mon côté « maman branchée » haha 🙂