30 mois ou deux têtes de bois !

Il y a des moments de grâce comme ce matin où tout est fluide, rigolo et calme.

Et il y a des moments comme hier soir, ce weekend… et bien trop souvent depuis quelques temps.

Je jongle entre Miss colère et Roi des chougnous en permanence. La moindre frustration, madame pousse des cris atroces et se jette au sol et monsieur se met à pleurer toutes les larmes de son corps sans aucune possibilité de le raisonner.

Et bizarrement ils veulent tout ce qu’ils ne peuvent pas avoir alors que jusqu’à présent, ils étaient plutôt raisonnables. Cela va des chips au petit déjeuner, des fraises alors que ce n’est pas la saison, une douche alors que l’autre a demandé le bain, jouer avec mon rouge à lèvre, vider leur bouteille d’eau au sol, ne pas donner la main, ne pas monter dans la poussette, porter un sac qui fait 3kg et bien trop lourd pour eux, du pain à la boulangerie alors qu’elle est fermée, prendre les escaliers alors que j’ai la poussette et des courses…

J’essaye au maximum de dire oui, de trouver des alternatives ou d’autres choses à penser mais je ne veux pas non plus tout laisser faire. Je ne vous raconte pas les situations de sortie de crèche, de départ de parc, de courses ensemble… Tout devient compliqué alors que tout allait si bien. Je suis fatiguée et l’homme au bout de sa patience de vivre dans cette ambiance après 12h de boulot. Lire la suite

Le lien se resserre

Dès ma grossesse je me suis posée la question: comment mes jumeaux seront vis à vis l’un de l’autre ? Y aura t il un lien particulier ? Une façon de se comporter différente d’un frère et d’une sœur « classiques » ?

Je me dis que les débuts ont été faussés et je me demande encore aujourd’hui si cela a eu un impact particulier. Effectivement mes grognons ne se sont pas retrouvés à la naissance puisqu’ils ont été séparés pendant un mois du coup pas de symbiose particulière à la naissance et encore moins par la suite. Je les mettais souvent ensemble pour dormir ou à côté mais à part se griffer ou se donner des coups pour finir avec un doigt dans l’œil de sa sœur ou bien un doigt dans le nez de son frère il n’y avait clairement aucune interaction !

Après il y a eu le mode « je copie » mais toujours avec une évolution en parallèle. Ils ont chacun fait les mêmes phases mais en décalé. Ce qui nous permettait de savoir à quoi nous attendre pour l’autre…

Puis ils ont commencé à s’observer du coin de l’œil et à épier nos réactions pour voir si c’était une bonne idée de faire pareil ou s’il valait mieux s’abstenir. Testeuse en chef : ma fille. Suiveur en herbe : mon fils. Je pense que le côté cascadeuse et aventureuse de ma fille a plutôt pousser mon grognon peureux à se surpasser et cela a du probablement accélérer certaines phases pour lui.

Et maintenant enfin se développe une grande complicité, cela a commencé à partir de 18 mois je dirais.

Ils se font des blagues, ils jouent le jeu pour faire plaisir et faire rire l’autre. Ils font les bêtises ensemble et font front à deux. Ils se rassurent en regardant toujours du coin de l’œil si l’autre est là. Ils se cherchent et font semblant de se battre. Ils s’apportent mutuellement les doudous et les tétines.

Le seul mauvais côté c’est qu’ils ont besoin d’avoir la même place et exactement les mêmes attentions de notre part. Cas classique : le soir à la crèche si j’ai le malheur d’embrasser et de prendre dans mes bras grognon 1 mais pas l’autre immédiatement : catastrophe, scène, colère, roulade au sol, larmes de crocodiles. Je pense que c’est une façon de s’affirmer. J’espère ! Je leur explique que je n’ai que 2 bras et je fais le maximum pour prendre les deux en même temps. Je me dis que c’est une nouvelle phase qui va évoluer comme toutes les autres 🙂

Et en attendant je me délecte de ces nouveaux moments de complicité, leurs fous rires, leurs deux petits doigts tendus vers moi en disant « non non non » qui me permet toujours très difficilement de garder mon sérieux !