La rentrée – la fameuse

Il est tard, je devrais travailler mais l’envie n’y est pas. Je préfère venir écrire quelques mots ici.

Je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’impression que le temps est suspendu.

Pourtant cette fameuse rentrée a bien eu lieu. Mon angoisse, ma nostalgie (de les voir déjà si grands), j’ai l’impression de les avoir passées à ma fille qui a beaucoup de mal à se faire à ce nouveau monde. Elle pourtant si chipie, si « décideuse » si bruyante et si expansive se mord la lèvre devant le monde, se tait, se place en retrait, serre ma main puis finalement éclate en sanglots et s’accroche à moi chaque matin quand je dois quitter la classe.

C’est dur. Ca me fend le coeur. Je sais qu’elle arrête quelques minutes après, je sais qu’elle participe aux activités et joue avec ses amis qu’elle a retrouvé de la crèche. Je sais que son frère très à l’aise la soutient. Mais je ne sais pas comment l’aider à passer ce cap. Je n’ai pas la solution et ne suis pas assez bien dans mes baskets pour être convaincante j’imagine.  Lire la suite

Vague à l’âme

Une montée de vague à l’âme sur le trajet d’un rendez-vous dans le métro parisien…

  • Cette impression que tout va si vite,
  • Cette nostalgie en pensant à mes bébés qui grandissent et deviennent des enfants,
  • Cette sensation que tout est organisation et course au lieu de profiter du moment et d’improviser,
  • Ce manque constant de ne pas avoir mes parents ou mon frère près de moi et d’attendre avec impatience ces moments précieux en famille,
  • Cette vie de couple en sourdine avec peu de moments intimes et de fous rires à cause de la fatigue et de cette vie active que l’on s’impose,
  • Cet étouffement parfois que provoque la capitale si grise, impersonnelle, sans nature et air pur,
  • Cette angoisse toujours présente un an après les attentats, qui surgit subtilement dans les transports, les mouvements de foule, les consignes de la crèche,
  • Cette envie de prendre ses enfants, son homme et sortir de cette routine, ce mode de vie, cette ville, pour vivre pleinement cette famille que nous avons tellement souhaitée, attendue et rêvée,
  • Cette difficulté de faire différemment par peur ou par solution de facilité ou par fatalité,

Et puis on relève la tête, on sort du métro pour un rendez-vous de boulot, on se replonge dans sa vie parce que c’est la nôtre.

Et on se dit que le bonheur est partout et qu’il faut le saisir dès qu’on le croise comme par exemple dès le matin dans les bras ouverts et le sourire de mes enfants pour me dire bonjour, un moment partagé avec sa meilleure amie, un instant de complicité avec son homme face à la première grimace vraiment voulue par sa fille et tout un tas d’autres petits détails qui font du bien !