Ta famille + ma famille = notre famille

Nous voilà de retour après une semaine intense que l’on pourrait considérer comme la tournée officielle des papis et mamies !

Nous sommes tous les deux loin de nos familles respectives qui sont en Bourgogne ou à Marseille. Nous les voyons surtout pendant les vacances et plus particulièrement mes parents car ils sont ravis d’avoir les enfants et personnellement, comme je suis souvent seule avec les doudous, j’ai forcément le réflexe et l’envie de rentrer voir les miens.

Cette semaine nous nous sommes arrêtés à Chalon à l’aller voir les parents de l’homme (la maman et son beau père), nous avons continué jusqu’aux miens puis nous sommes remontés en Bourgogne pour faire un arrêt chez le frère de l’homme qui avait invité leur père et leur belle-mère.

Bref oui oui les crapauds ont 6 grands parents. J’ai tenté de leur faire un arbre généalogique simplifié pour leur expliquer les tontons et les papis mamies mais à part le fait d’avoir bien ri ils n’ont rien compris et tout s’est terminé en caca boudin et caca qui pète (après le non, on évolue carrément non ?!? )

Bon ce n’était pas de notre arbre généalogique dont je voulais vous parler mais plutôt mon ressenti après avoir partagé ces moments familiaux. Je me rends compte que si nous avons tous juré étant jeunes : je ne serai pas comme ma mère, ou je ne serai pas comme mon père ou… pour rien au monde je ne ferai les mêmes choses que mes parents. Et bien finalement c’est lors de réunions familiales que l’on capte furtivement des explications, un mode d’emploi ou que l’on peut ressentir de la compréhension, de l’empathie pour celui ou celle qui partage notre vie. Lire la suite

Et ta vie de couple après 3 ans de jumeaux elle est au top ?

A. Du temps pour vous, du temps pour soi ?

A. Des diners en tête à tête ?

A. Des cinés ?

A. De la lingerie affriolante ?

A. Des discussions enflammées sur des sujets de fond pendant des heures ?

A. Des cadeaux ?

A. Des petits plats mijotés ?

A. Des virées entre potes ?

A. Des grasses matinées lovés dans le lit à regarder un film ?

A. Une écoute de plus de 30 secondes

Si tu as un moins de un A tu es : En mode parenthèse de couple

Si en plus, tu n’as pas de famille proche (géographiquement) pour t’aider et que ton homme travaille 14h par jour avec un WE par mois : tu es en mode +++ : Sors les rames

Sinon tout va bien hein 🙂 Mais quand même, qu’on se le dise : c’est dur !

La connivence entre nous deux en a pris une bonne claque, ma patience pour l’écouter, le seconder, le chouchouter comme j’ai pu le faire est au niveau 0 – ma douceur légendaire (si si je vous jure) est passée en mode efficacité et rentabilité – mes actions (autres que celles de mon travail) lui étaient en grande partie dédiées pour améliorer son bien être, elles sont désormais quasiment adressées à mes enfants uniquement – mes pensées, avant tournées vers notre vie de couple, sont en permanence en mode agenda, planning, gestion – mon temps libre qui était rien que pour lui (vu le peu de temps où on se voit) bah je fais une lessive.

Je vois qu’il en souffre, j’aimerais faire mieux, je n’y arrive pas, je vois aussi qu’il comprend. Je crois qu’on est tous les deux en mode « ça va passer, ils vont grandir et être plus autonomes ». J’espère juste qu’on ne va pas en sortir trop maltraités et trop éloignés. Lire la suite

Vague à l’âme

Une montée de vague à l’âme sur le trajet d’un rendez-vous dans le métro parisien…

  • Cette impression que tout va si vite,
  • Cette nostalgie en pensant à mes bébés qui grandissent et deviennent des enfants,
  • Cette sensation que tout est organisation et course au lieu de profiter du moment et d’improviser,
  • Ce manque constant de ne pas avoir mes parents ou mon frère près de moi et d’attendre avec impatience ces moments précieux en famille,
  • Cette vie de couple en sourdine avec peu de moments intimes et de fous rires à cause de la fatigue et de cette vie active que l’on s’impose,
  • Cet étouffement parfois que provoque la capitale si grise, impersonnelle, sans nature et air pur,
  • Cette angoisse toujours présente un an après les attentats, qui surgit subtilement dans les transports, les mouvements de foule, les consignes de la crèche,
  • Cette envie de prendre ses enfants, son homme et sortir de cette routine, ce mode de vie, cette ville, pour vivre pleinement cette famille que nous avons tellement souhaitée, attendue et rêvée,
  • Cette difficulté de faire différemment par peur ou par solution de facilité ou par fatalité,

Et puis on relève la tête, on sort du métro pour un rendez-vous de boulot, on se replonge dans sa vie parce que c’est la nôtre.

Et on se dit que le bonheur est partout et qu’il faut le saisir dès qu’on le croise comme par exemple dès le matin dans les bras ouverts et le sourire de mes enfants pour me dire bonjour, un moment partagé avec sa meilleure amie, un instant de complicité avec son homme face à la première grimace vraiment voulue par sa fille et tout un tas d’autres petits détails qui font du bien !